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LUCRÈCE.

LIVRE DEUXIÈME.

I.-LE BONHEUR, C'EST LE CALME DE L'AME, ET LA SCIENCE. (V. 1-60.)

 

Suave, mari magno, turbantibus aequora ventis,

E terra magnum alterius spectare laborem :

Non quia vexari quemquam est jucunda voluptas,

Sed, quibus ipse malis careas, quia cernere suave est.

Suave etiam belli certamina magna tueri

Per campos instructa, tua sine parte pericli;

Sed nil dulcius est, bene quam munita tenere

Edita doctrina sapientum templa serena;

Despicere unde queas alios, passimque videre

Errare, atque viam palantes quaerere vitae,

Certare ingenio, contendere nobilitate,

Noctes atque dies niti praestante labore,

Ad summas emergere opes, rerumque potiri.

O miseras hominum mentes! O pectora caeca!

Qualibus in tenebris vitae, quantisque periclis

Degitur hoc aevi, quodcumque est! Nonne videre

Nil aliud sibi Naturam latrare, nisi ut qui

Corpore sejunctus dolor absit, mente fruatur

Jucundo sensu, cura semota metuque?

Ergo corpoream ad naturam pauca videmus

Esse opus omnino, quae demant cumque dolorem,

Delicias quoque uti multas substernere possint,

Gratius interdum neque Natura ipsa requirit.

Si non aurea sunt juvenum simulacra per aedes,

Lampadas igniferas manibus retinentia dextris,

Lumina nocturnis epulis ut suppeditentur;

Nec domus argento fulget, auroque renidet;

Nec citharae reboant laqueata aurataque templa:

Attamen inter se prostrati, in gramine molli,

Propter aquae rivum, sub ramis arboris altae,

Non magnis opibus jucunde corpora curant,

Praesertim quum tempestas adridet, et anni

Tempora conspergunt viridantes floribus herbas.

Nec calidae citius decedunt corpore febres,

Textilibus si in picturis ostroque rubenti

Jacteris, quam si in plebeia veste cubandum est.

Quapropter, quoniam nil nostro in corpore gazae

Proficiunt, neque nobilitas, neque gloria regni,

Quod superest, animo quoque nil prodesse putandum;

Si non forte, tuas legiones per loca campi

Fervere quum videas, belli simulacra cientes,

Fervere quum videas classem lateque vagari,

His tibi tum rebus timefactae religiones

Effugiunt animo pavidae, mortisque timores

Tum vacuum pectus linquunt curaque solutum.

Quod si ridicula haec ludibriaque esse videmus,

Reveraque metus hominum curaeque sequaces

Nec metuunt sonitus armorum, nec fera tela,

Audacterque inter reges, rerumque potentes

Versantur, neque fulgorem reverentur ab auro,

Nec clarum vestis splendorem purpureaï ;

Quid dubitas quin omnis sit haec rationis potestas,

Omnis quum in tenebris praesertim vita laboret ?

Nam veluti pueri trepidant, atque omnia caecis

In tenebris metuunt, sic nos in luce timemus

Interdum nilo quae sunt metuenda magis quam

Quae pueri in tenebris pavitant, finguntque futura.

Hunc igitur terrorem animi tenebrasque necesse est

Non radii solis, neque lucida tela diei

Discutiant, sed Naturae species ratioque.

 

Il est doux de contempler du rivage les flots de la vaste mer soulevés par la tempête, et le péril du malheureux qu'ils vont engloutir; non pas que l'on prenne plaisir à l'infortune d'autrui, mais parce qu'on aime à voir de quels maux on est exempt soi-même. Il est doux encore, à l'abri du péril, de promener ses regards sur deux grandes armées rangées dans la plaine. Mais de tous les spectacles, le plus agréable est de considérer, du temple serein, asile sûr élevé par la philosophie, les mortels épars s'égarer à la poursuite du bonheur, se disputer la palme du génie ou la chimère de la naissance, et se soumettre nuit et jour aux plus pénibles travaux pour s'élever à la fortune et aux grandeurs. Malheureux humains! coeurs aveugles! Au milieu de quelles ténèbres et dans quels périls se passent les quelques instants de vie qui vous sont donnés! Écoutez le cri de la Nature. Qu'exige-t-elle de vous? Un corps exempt de douleur, une âme libre de terreurs et d'inquiétudes. Et les besoins du corps ne sont-ils pas bornés? Ne pouvez-vous pas, à peu de frais, vous garantir de la douleur, et vous procurer un grand nombre de sensations agréables? La Nature n'en demande pas davantage. Si vos festins nocturnes ne sont point éclairés par des lampadaires que soutiennent de magnifiques statues, si l'or et l'argent ne brillent point dans vos palais, si le son de la lyre ne retentit point sous vos riches lambris, du moins couchés au milieu de vos amis, sur un tendre gazon, près d'un clair ruisseau, à l'ombre d'un arbre élevé. vous goûtez des plaisirs qui coûtent peu, surtout la riante saison, quand le printemps sème à pleines mains les fleurs sur la verdure. D'autre part la fièvre brûlante ne quitte pas plus promptement le riche qui s'agite sur la pourpre et la broderie, qu'elle ne quitte le malheureux étendu sur l'étoffe la plus commune. Si la fortune, la naissance, le trône même, ne contribuent point au bonheur du corps, assurent-ils à l'âme un sort plus heureux? Quand vos nombreuses légions déployées agitent leurs étendards dans la plaine, quand la mer écume au loin sous le poids de vos vaisseaux, la Superstition est-elle par hasard effrayée de cet appareil, et les terreurs de la mort laissent-elles votre coeur en paix? Vaine illusion! le cliquetis des armes n'en impose point aux soucis rongeurs. Ils se présentent fièrement à la cour des rois; ils s'asseoient à leurs côtés sur le trône, sans respect pour l'éclat de l'or ni de la pourpre. Ces vaines terreurs ne sont que le fruit de l'ignorance et des ténèbres où nous vivons plongés. Car si les enfants s'effrayent de tout pendant l'obscurité de la nuit, nous-mêmes, en plein jour, nous sommes les jouets de terreurs aussi frivoles. Pour dissiper ces craintes et ces ténèbres il est besoin non des rayons du soleil et de la lumière du jour, mais de l'étude réfléchie de la Nature.

 

Suave,

Il est doux,

ventis turbantibus aequora

les vents troublant les plaines

magno mari,

sur (de) la vaste mer,

spectare e terra

de contempler de la terre

magnum laborem alterius :

le grand effort d'autrui:

non quia

non parce que

quemquam vexari

quelqu'un être tourmenté

est voluptas jucunda,

est un plaisir agréable,

sed quia est suave

mais parce qu'il est doux

cernere quibus malis

de voir de quels maux

ipse careas.

toi-même tu es-exempt.

Suave etiam tueri

Il est doux aussi de voir

magna certamina belli

les grandes luttes de la guerre

instructa per campos,

disposées à travers les plaines,

sine tua parte pericli;

sans la participation du (au) danger;

sed nil est dulcius

mais rien n'est plus doux

quam tenere

que d'occuper

templa serena

les temples sereins

bene munita

bien fortifiés

edita doctrina sapientum;

qui ont été élevés par la science des sages;

unde queas

d'où tu puisses (d'où tu pourras)

despicere alios,

regarder-d'en-haut les autres,

videreque errare passim,

et les voir errer ça-et-là,

atque palantes

et dispersés

quaerere viam vitae,

chercher le chemin de la vie,

certare ingenio,

lutter de génie,

contendere nobilitate,

rivaliser de noblesse,

atque niti

et s'efforcer

noctes atque dies

les nuits et les jours

labore praestante

par un travail énergique

emergere ad opes summas,

de s'élever aux ressources les plus grandes,

potirique rerum.

et de s'emparer des choses (du pouvoir).

O mentes miseras

O esprits malheureux

hominum!

des hommes!

O pectora caeca!

O coeurs aveugles!

Qualibus in tenebris vitae,

Dans quelles ténèbres de la vie,

quantisque periclis

et dans quels-grands périls

hoc aevi quodcumque est,

cette portion du temps, quelle-qu-'elle soit,

degitur!

est passée!

Nonne videre

N'est-il pas possible de voir (ne voit-ou pas)

Naturam latrare

la Nature ne réclamer-à-grands-cris

nil aliud sibi,

rien autre chose pour elle-même,

nisi ut

si-ce-n'-est que,

doler absit

la douleur soit absente assurément

sejunctus corpore,

éloignée du corps,

fruatur mente

elle (la nature) jouisse de l'intelligence

sensu jucundo,

avec un sentiment agréable,

semota

séparée (exempte)

cura metuque ?

de souci et de crainte?

Ergo videmus pauca

Donc nous voyons peu de choses

esse opus omnino

être nécessaires en-tout (à tout prendre)

ad naturam corpoream,

pour la nature corporelle.

quaecumque demant

toutes-celles-qui peuvent-enlever

dolorem,

la douleur,

quoque uti

et être nécessaires aussi pour que

possint substernere

les hommes puissent fouler-aux-pieds

multas delicias,

de nombreuses délices,

neque Natura ipsa

ni la Nature elle-même

requirit gratius

n'exige rien de plus agréable

interdum.

pendant-ce-temps (tant qu'elle à ces biens).

Si simulacra aurea

Si des statues d'-or

juvenum

de jeunes-gens

retinentia manibus dextris

tenant dans leurs mains droites

lampadas igniferas

des flambeaux enflammés

non sunt per aedes,

ne sont pas à travers vos demeures,

ut lumina suppeditentur

pour que des lumières soient fournies

epulis nocturnis,

à vos festins nocturnes,

nec domus fulget

et si votre maison ne brille pas

argento,

par l'argent,

renidetque auro,

et ne reluit pas de l'éclat de l'or,

et templa laqueata

et si les espaces lambrissés

aurataque

et dorés

non reboant citharae,

ne répondent pas au son de la cithare,

attamen prostrati inter se,

cependant les hommes étendus entre eux,

in gramine molli,

sur le gazon moelleux,

propter rivum aquae,

près d'un cours d'eau (d'un ruisseau),

sub ramis arboris altae,

sous les rameaux d'un arbre élevé,

curant corpora jucunde

soignent leurs corps agréablement

non magnis opibus,

non avec de grandes ressources (à peu de frais),

praesertim

surtout

quum tempestas adridet,

lorsque la température sourit,

et tempora anni

et que les saisons de l'année

conspergunt floribus

parsèment de fleurs

herbas viridantes.

les herbes verdoyantes.

Et febres calidae

Et les fièvres brûlantes

non decedunt citius

ne se retirent pas plus promptement

corpore,

du corps,

si jacteris

si tu es agité par la fièvre

in picturis textilibus

sur des broderies tissées (sur de riches tapis)

ostroque rubenti ,

et sur la pourpre éclatante,

quam si cubandum est

que s'il te faut coucher

in veste plebeia.

sur une étoffe plébéienne (grossière).

Quapropter,

C'est pourquoi,

quoniam gazae

puisque les trésors

proficiunt nil

ne profitent en rien

in nostro corpore,

dans (pour) notre corps,

neque nobilitas,

ni la noblesse,

neque gloria regni ,

ni la gloire de la royauté,

putandum est quoque,

il faut penser aussi

quod superest,

pour ce qui reste,

prodesse nil animo;

ces biens ne servir en rien à l'esprit;

si forte,

si par hasard,

quum videas legiones tuas

tandis que tu vois des légions à-toi

fervere

s'échauffer (s'agiter)

per loca campi,

à travers les espaces d'une plaine,

cientes simulacra belli,

produisant des simulacres de guerre,

quum videas classem

tandis que tu vois une flotte à toi

fervere

s'agiter

vagarique late,

et se répandre au-loin,

religiones pavidae

les superstitions craintives

timefactae

effrayées de cet appareil

non effugiunt tum tibi animo

ne s'enfuient pas alors pour toi de l'esprit

his rebus,

par ces choses (dès que tu possèdes ces choses),

terroresque mortis

et si les terreurs de la mort

linquuut tum pectus

ne laissent pas alors ton coeur

vacuum solutumque cura.

vide et dégagé de souci.

Quod si videmus

Que si nous voyons

haec esse ridicula

ces choses être ridicules

ludibriaque,

et être des jouets,

et revera metus hominum

et si effectivement les craintes des hommes

curaeque sequaces

et les soucis acharnés-après nous

non metuunt

ne craignent pas

sonitus armorum,

les bruits des armes,

nec tela fera,

ni les traits cruels,

versanturque audacter

et se tiennent audacieusement

inter reges,

au milieu des rois,

potentesque rerum,

et des maîtres des choses (du monde),

neque reverentur

et s'ils ne respectent pas

fulgorem ab auro,

l'éclat qui s'échappe de l'or,

nec splendorem clarum

ni l'éclat brillant

vestis purpureaï,

d'un vêtement de-pourpre,

quid dubitas

en quoi doutes-tu (peux-tu douter)

quin omnis haec potestas

que tout ce pouvoir (de conjurer ces craintes)

sit rationis,

ne soit celui de la science,

quum praesertim

d'-autant-que surtout

omnis vita

toute notre vie

laboret in tenebris?

se-passe-péniblement dans les ténèbres?

Nam veluti pueri

Car de-même-que les enfants

trepidant,

tremblent,

atque metuunt omnia

et craignent toutes choses

in tenebris caecis,

dans les ténèbres obscures,

sic nos timemus interdum

ainsi nous nous craignons parfois

in luce

à la 1umière (en plein jour)

quae sunt metuenda

des choses qui ne sont à craindre

nilo magis

en rien plus

quam quae pueri pavitant

que celles dont les enfants s'effrayent

in tenebris,

dans les ténèbres,

finguntque futura.

et qu'ils se figurent devoir arriver.

Igitur necesse est

Donc il est nécessaire

non radii solis,

non que les rayons du soleil,

neque tela lucida diei,

ni les traits lumineux du jour,

sed species Naturae

mais que le spectacle de la Nature

ratioque

et que la réflexion

discutiant

dissipent

hunc terrorem animi

cette terreur de l'esprit

tenebrasque.

et ces ténèbres de l'esprit.

 

lexique

ab, prép. : + Abl. : à partir de, après un verbe passif = par
absum, es, esse, afui : être absent
ad, prép. + Acc. : vers, à, près de
adrideo, es, ere, risi, risum : rire à, sourire, plaire
aedes, is, f. : la maison, le temple
aequor, oris, n. : la plaine, la mer
aeuum, i, n. : époque, durée, âge
alius, a, ud : autre, un autre
alo, is, ere, ui, altum ou alitum : 1. nourrir, alimenter 2. développer 3. se nourrir
alter, era, erum : autre de deux
alter, era, erum : l'autre (de deux)
altus, a, um : haut, profond, grand (métaph.)
animo, as, are : animer, donner la vie
animus, i, m. : le coeur, la sympathie, le courage, l'esprit
annus, i, m. : année
aqua, ae, f. : eau
arbor, oris, f. : l'arbre
argentum, i, n. : l'argent, la monnaie, l'argenterie
arma, orum, n. : les armes
at, conj. : mais
atque, conj. : et, et aussi
audacter, adv. : avec audace
aureus, a, um : d'or
aurum, i, n. : or
bellum, i, n. : guerre
bellus, a, um : joli, mignon
bene, adv. : bien
caecus, a, um : aveugle
calidus, a, um : chaud
campus, i, m. : la plaine, le champ (Campus, i, m. : le champ de Mars)
careo, es, ere, ui, iturus : manquer de, être débarrassé de
cerno, is, ere, creui, cretum : distinguer, comprendre, décider
certamen, inis, n. : le combat, la lutte, le conflit
certo, as, are : combattre, concourir
cieo, es, eren ciui, citum : mettre en mouvement, provoquer, produire
cithara, ae, f. : cithare
citius, adv. : plus rapidement
citus, a, um : prompt, rapide
clarus, a, um : célèbre
classis, is, f. : classe, flotte
contendo, is, ere, tendi, tentum : 1. tendre, aller vers 2. chercher à obtenir 3. affirmer 4. comparer 5. faire effort 6. lutter, rivaliser
corpus, oris, n. : corps
cubo, as, are : être couché, allongé
cum, inv. :1. Préposition + abl. = avec 2. conjonction + ind. = quand, lorsque, comme, ainsi que 3. conjonction + subj. : alors que
cura, ae, f. : soin, souci
curo, as, are : se charger de, prendre soin de (curatus, a, um : bien soigné)
decedo, is, ere, cessi, cessum : partir, se retirer, mourir
dego, is, ere : passer le temps
deliciae, arum, f. pl. : délices, amour
demo, is, ere, demi, demptum : ôter, enlever
despicio, is, ere, spexi, spectum : regarder d'en haut, mépriser
dexter, tra, trum : droit ; dextra : la main droite
dextra, ou dextera, ae, f. : la main droite
dies, ei, m. et f. : jour
discutio, is, ere, ussi, ussum : 1. fendre, fracasser 2. dissiper, écarter
doctrina, ae, f. : l'enseignement, l'éducation
dolor, oris, m. : la douleur
domus, us, f. : la maison
dubito, as, are : douter, hésiter
dulcis, e : doux
e, prép. : + Abl. : hors de, de
edo, edis , edidi, editum : mettre à jour, faire connaître, produire (editus, a, um : élevé, haut)
edo, edis, edi, esum : manger
effugio, is, ere, fugi, fugiturus : intr. - s'éloigner en fuyant, s’enfuir, sortir, s'échapper. - tr. - échapper à, se soustraire à, éviter.
emergo, is, ere, mersi, mersum : sortir de, naître, se lever, s'élever, apparaître
epulae, arum, f : les aliments, la nourriture, le repas, le festin, le banquet
epulum, i, n. : repas public, ou sacré
ergo, conj. : donc
erro, as, are : se tromper
et, conj. : et. adv. aussi
etiam, adv. : encore, en plus, aussi, même, bien plus
febris, is, f. : fièvre
fera, ae, f. : la bête sauvage
fero, fers, ferre, tuli, latum : porter, supporter, rapporter
ferueo, es, ere, ferbui, - : être bouillonnant, être agité
ferus, a, um : sauvage, barbare
fingo, is, ere, finxi, fictum : modeler, imaginer. part. fictus : feint
flos, oris, m. : fleur
forte, adv. : par hasard
fortis, e : fort, vigoureux, courageux,
fruor, eris, eri, fruitus sum : jouir de
fulgeo, es, ere, fulsi : briller, resplendir
fulgor, oris, m. : la lueur, l'éclat
futurus, a, um, part. fut. de sum : devant être
gaza, ae, f. : le trésor royal, les trésors
gloria, ae, f. : 1. la gloire, la réputation, le renom 2. le désir de gloire
gramen, inis, n. : gazon, herbe
gratus, a, um : agréable, reconnaissant
herba, ae, f. : herbe
hic, haec, hoc : ce, cette, celui-ci, celle-ci
homo, minis, m. : homme, humain
iacto, as, are : 1. jeter, lancer 2. agiter 3. débattre 4. jeter avec ostentation, vanter
igitur, conj. : donc
ignifer, era, erum : ardent, enflammé
in, prép. : (acc. ou abl.) dans, sur, contre
ingenium, ii, n. : les qualités innées, le caractère, le talent, l'esprit, l'intelligence
instruo, is, ere, struxi, structum : assembler, bâtir, dresser, disposer, outiller, équiper, instruire.
inter, prép. + Acc. : parmi, entre
interdum, inv. : quelquefois, parfois, pendant ce temps
ipse, a, um : (moi, toi, lui,...) même
ipse, ipsa, ipsum : même (moi-même, toi-même, etc.)
iucundus, a, um : agréable
iuuenis, is, m. : jeune homme
labor, oris, m. : la peine, la souffrance, le travail pénible
laboro, as, are : peiner, travailler, souffrir
lateo, es, ere, latui : se cacher
latro, as, are : aboyer
latus, a, um : large
legio, onis, f. : légion
linquo, is, ere, liqui, - : laisser, abandonner
loco, as, are : placer
locus, i, m. : lieu, endroit; place, rang; situation. Le pluriel est neutre, sauf au sens des lieux communs (loci)
luceo, es, ere : luire, briller
lucidus, a, um : brillant, éclatant, plein de lumière
lucus, i, m. : bois sacré
ludibrium, i, n. : le jeu, la plaisanterie
lumen, inis, n. : 1. la lumière 2. le flambeau, la lampe 3. le jour 4. l'éclat, le rayon 5. les yeux
lux, lucis, f. : lumière, jour
magis, adv. : plus
magnus, a, um : grand
magus, i, m. : mage
mala, ae, f. : la machoire
malo, mauis, malle, malui : préférer
malum, i, n. : pomme
malus, a, um : mauvais. comp. peior, sup. : pessimus (-umus)
manes, ium, m. : mânes, esprits des morts
manus, us, f. : main, petite troupe
mare, is, n. : mer
mas, maris, m. : le mâle
mens, entis, f. : esprit
metuo, is, ere, ui, utum : craindre
metus, us, m. : peur, crainte
miser, a, um : malheureux
mitto, is, ere, misi, missum : I. 1. envoyer 2. dédier 3. émettre 4. jeter, lancer II. laisser aller, congédier
mollis, e : mou, fluide, souple, flexible
mors, mortis, f. : mort
multo, as, are : punir
multus, a, um : en grand nombre (surtout au pl. : nombreux)
munio, is, ire, iui, itum : fortifier, construire, abriter, protéger (munitus, a, um : défendu, fortifié, protégé)
munitus, a, um : fortifié, renforcé, protégé
nam, conj. : de fait, voyons, car
natura, ae, f. : nature
ne, adv. : ... quidem : pas même, ne (défense) ; conj. + subj. : que (verbes de crainte et d'empêchement), pour que ne pas, de ne pas (verbes de volonté)

ne, adv. : ... quidem : pas même, ne (défense) ; conj. + subj. : que (verbes de crainte et d'empêchement), pour que ne pas, de ne pas (verbes de volonté)
nec, adv. : et...ne...pas
necesse, adj. inv. : inévitable, inéluctable, nécessaire
neque, adv. : = et non; et ne pas
nil, ou nil : rien
nisi, conj. : si... ne... pas ; excepté
nitor, eris, i, nixus sum : s'appuyer sur
no, as, are : nager
nobilitas, atis, f. : réputation, noblesse
nocturnus, a, um : nocturne
non, neg. : ne...pas
nos, nostrum : nous, je
noster, tra, trum : adj. notre, nos pronom : le nôtre, les nôtres
nox, noctis, f. : nuit
o, inv. : ô, oh (exclamation)
omnino, adv. : complètement, tout-à-fait
omnis, e : tout
ops, opis, f. : sing., pouvoir, aide ; pl., richesses
opus, operis, n. : le travail (opus est mihi = j'ai besoin)
ostrum, i, n. : le pourpre
palor, aris, ari : errer çà et là, se disperser
pario, is, ere, peperi, partum : accoucher, produire, acquérir
pars, partis, f. : partie, côté
passim, adv. : en s'éparpillant; en tous sens; à la débandade, pêle-mêle, indistinctement
pauci, ae, a : pl. peu de
pauidus, a, um : effrayé, épouvanté
pectus, oris, n. : la poitrine, le coeur, l'intelligence
per, prép. : + Acc. : à travers, par
periculum, i, n. : 1. l'essai, l'expérience 2. le danger, le péril
pictura, ae, f. : peinture
pingo, is, ere, pinxi, pictum : peindre
possum, potes, posse, potui : pouvoir
potens, entis, m. : puissant
potens, entis : puissant
potestas, atis, f. : 1. la puissance, le pouvoir 2. le pouvoir d'un magistrat 3. la faculté, l'occasion de faire qqch.
potior, iris, iri, potitus sum : s'emparer de
praesertim, inv. : surtout
praesto, as, are : l'emporter sur, être garant, fournir
proficio, is, ere, feci, fectum : être utile
propter, prép + acc. : à cause de, à côté
prosterno, is, ere, straui, stratum : coucher (vrs l'avant), renverser
prosum, prodes, prodesse, profui : être utile, servir
puer, eri, m. : enfant, jeune esclave
purpureus, a, um : de pourpre
puto, as, are : 1. élaguer, émonder, apurer 2. supputer 3. estimer, penser, croire 4. supposer
quaero, is, ere, siui, situm : chercher, demander
qualis, e : tel que
quam, 1. accusatif féminin du pronom relatif = que 2. accusatif féminin sing de l'interrogatif = quel? qui? 3. après si, nisi, ne, num = aliquam 4. relatif de liaison = et eam 5. introduit le second terme de la comparaison = que 6. adv. = combien
quantus, a, um, adj., pr. excl et interr : quel (en parlant de grandeur)
quapropter, rel. : pour le/laquelle ; adv. : c'est pourquoi
queo, is, ire, ii ou iui, itum : pouvoir
qui, quae, quod : qui ; interr. quel ? lequel ?
qui, quae, quod, pr. rel : qui, que, quoi, dont, lequel...
quia, conj. : parce que
quicumque, quae-, quod- (-cun-) : qui que ce soit, quoi que ce soit
quin, inv. : 1. pourquoi ne... pas ?, bien plus 2. conj. que, avec les verbes d'empêchement ou de doute précédes d'une négation (non possum facere quin, non dubito quin)
quis, quae, quid : qui ? quoi ? après si, nisi, ne, num, quis est l'équivalent de aliquis (quelqu'un, quelque chose).
quisque, quaeque, quidque : chaque, chacun, chaque chose
quo, 1. Abl. M. ou N. du pronom relatif. 2. Abl. M. ou N. du pronom ou de l'adjectif interrogatif. 3. Faux relatif = et eo. 4. Après si, nisi, ne, num = aliquo. 5. Adv. =où ? (avec changement de lieu) 6. suivi d'un comparatif = d'autant 7. conj. : pour que par là
quodcumque, inv. : tout ce que
quoniam, conj. : puisque
quoque, adv. : aussi
quum, inv. = cum : comme
radius, ii, m. : le rayon
ramus, i, m. : rameau, branche
ratio, onis, f. : la raison, le raisonnement, le compte
regnum, i, n. : pouvoir royal, trône, royaume
rego, is, ere, rexi, rectum : commander, diriger
religio, onis, f. : scrupule religieux
renideo, es, ere : renvoyer des rayons, reluire, briller
requiro, is, ere, quisiui, quisitum : 1. rechercher, être à la recherche de 2. réclamer, désirer, demander
res, rei, f. : la chose, l'événement, la circonstance, l'affaire judiciaire; les biens
retinens, entis : + Gén. : attaché à
retineo, es, ere, ui, tentum : retenir, maintenir
rex, regis, m. : le roi
ridiculus, a, um : ridicule, plaisant, drôle (ridiculus, i, m. : le bouffon)
riuus, i, m. : ruisseau, canal
rubeo, es, ere, rubui : être rouge
se, pron. réfl. : se, soi
sed, conj. : mais
sensus, us, m. : le sens, les sentiments
serenus, a, um : serein
si, conj. : si
sic, adv. : ainsi ; sic... ut : ainsi... que
simulacrum, i, n. : figure, représentation
sine, prép. : + Abl. : sans
sino, is, ere, siui, situm : permettre, laisser
sol, solis, m. : soleil
solum, i, n. : le sol
soluo, is, ere, ui, utum : détacher, payer, dénouer (- nauem = lever l'ancre)
solus, a, um : seul
solutus, a, um : évanoui, dégagé, libre, relâché, négligent
sonitus, us, m. : bruit
species, ei, f : l'apparence, l'aspect
specto