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CICÉRON

DISCOURS POUR LA LOI MANILIA

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I. Abordant pour la première fois la tribune politique, Cicéron veut reconnaître, autant qu'il sera en son pouvoir, les suffrages dont le peuple l'a honoré dans ses comices.

II. Après avoir fait ressortir la nature et l'importance de la guerre actuelle, Cicéron s'occupera du choix d'un général.

III. Depuis le massacre de citoyens romains dont il a donné le signal, Mithridate, malgré les triomphes de Sylla et de Muréna, est encore impuni.

IV. Il a profité du loisir qui lui était donné pour préparer une nouvelle guerre et s'entendre avec les ennemis de Rome en Espagne ; mais ce double danger a été dissipé par la valeur de Pompée et de Lucullus.

V. Les Romains seront-ils moins fiers en face de pareils attentats que leurs ancêtres ne l'étaient pour de légères offenses? Les alliés, dont le péril est extrême, n'osent élever la voix parce qu'ils craignent de déplaire à Rome ; mais un seul homme leur semble capable d'assurer leur salut.

VI. L'appréhension seule de la guerre compromet les revenus de la province la plus opulente de l'empire.

VII. Elle expose la fortune des chevaliers qui ont affermé les impôts et des citoyens qui font le commerce avec l'Asie ; et par suite elle ébranle le crédit public dans Rome même.

VIII. L'orateur rappelle les brillants avantages obtenus par Lucullus contre Mithridate.

IX. Malgré ces premiers succès, la guerre n'en reste pas moins très-difficile ; car Mithridate, obligé de fuir de ses États, y est rentré avec le secours de l'Arménie ; il a battu l'armée romaine, et il se prépare à une nouvelle lune plus terrible que les précédentes.

X. Pompée est de tous les généraux romains celui qui réunit au plus haut degré les qualités nécessaires pour venir à bout d'une guerre de cette importance.

XI. L'orateur énumère les exploits de Pompée en Italie, en Espagne, en Gaule, et décrit la terreur que répandaient les pirates sur toutes les mers, dans toutes les îles, dans toutes les contrées maritimes.

XII. Les côtes de l'Italie, les flottes romaines elles-mêmes n'étaient pas à l'abri de leurs attaques. Pompée extermine ou soumet les pirates avec une incroyable rapidité.

XIII. Intégrité de Pompée ; excellente discipline établie par lui dans son armée.

XIV. La rapidité de Pompée vient de ce qu'aucune passion ne le détourne et ne l'arrête. Son affabilité, son éloquence, sa bonne foi, son humanité.

XV. Le nom de Pompée jouit de cette réputation qui est d'un si grand poids dans les guerres.

XVI. Un bonheur constant semble attaché par la divinité à toutes ses entreprises.

XVII. L'orateur Hortensius s'oppose à l'adoption de la loi présentée par Manilius ; il ne veut pas que l'on confie tout à un seul homme. Mais Hortensius a déjà eu le tort de parler contre la loi Gabinia, qui remettait à Pompée seul le commandement de la guerre contre les pirates.

XVIII. Les insultes des pirates étaient une honte pour Rome, qui se trouvait impuissante à les réprimer.

XIX. Le peuple, mieux inspiré qu'Hortensius, a adopté la proposition de Gabinius. Aujourd'hui, on refuse de donner Gabinius pour lieutenant à Pompée, qui le réclame : Cicéron espère qu'on reviendra sur ce refus ; il fera d'ailleurs au besoin une proposition formelle à ce sujet.

XX. Catulus s'oppose à la loi Manilia, parce que les lois et les coutumes des ancêtres ne permettent pas de confier à la fois plusieurs commandements à un citoyen.

XXI. Déjà dans bien des circonstances on a dérogé aux lois et aux coutumes en faveur de Pompée et pour le bien de l'État ; Catulus a tout approuvé.

XXII. Que toutes les oppositions cèdent devant les voeux du peuple romain. Il ne faut pas seulement que le général qu'on enverra en Asie soit habile et brave, mais aussi qu'il soit intègre, qu'il traite les alliés avec honneur et avec justice.

XXIII. L'homme qui réunit tous ces mérites, c'est Pompée ; ses vertus civiles, aussi bien que ses talents militaires, le désignant pour commander en Asie.

XXIV. Cicéron exhorte vivement Manilius à persister dans sa proposition; pour lui, il proteste que l'intérêt seul de la république l'a engagé à appuyer la loi qui est soumise aux suffrages du peuple.

 

© OSMONT mars 2007